Bio de Thierry Jonquet

Né le 19 janvier 1954 à Paris, Thierry Jonquet a une enfance marquée par le cinéma et les livres. Il fréquente assidûment la bibliothèque municipale du Xlème arrondissement, se passionnant pour les livres relatant les batailles et les mouvements de corps d’armée, jusqu’à ce qu’il apprenne à 14 ans la tragédie de la déportation.
Il suit ses études secondaires au Lycée Charlemagne à Paris et après une tentative infructueuse obtient le bac. Il se met alors à étudier la philosophie à l’Université de Créteil et plus tard l’ergothérapie. Tour à tour marchand de lessive, peintre de bandes blanches sur les routes, livreur de chapeaux de mariée, Thierry Jonquet finit par travailler comme ergothérapeute à l’hôpital Dupuytren de Draveil, centre de gériatrie.
Le spectacle de la mort omniprésente, la collection de vies saccagées que lui offraient ces pensionnaires, la longue litanie qui suintait les murs de ce mouroir lui sape le moral. Il commence alors à écrire pour raconter l’horreur, et pour rendre hommage à un pensionnaire avec qui il s’était lié d’amitié. Le Bal des débris séduit Patrick Mosconi qui le fait publier dans la collection Sanguine chez Albin Michel, et encourage Jonquet à persévérer.
Après un court passage en psychiatrie en tant que soignant, Thierry Jonquet aboutit à l’hôpital de Saint-Maurice, où l’on rééduque notamment les bébés amputés à la naissance. Lassé de l’environnement hospitalier, il brigue un poste d’instituteur. Il se voit affecter à un centre de neuropsychiatrie infantile, à Montesson, I’institut Théophile-Roussel. Ayant obtenu un CAP, I’Éducation Nationale l’expédie dans les cités de la banlieue nord de Paris où il a en charge une classe de section d’éducation spécialisée.
Tous ces métiers l’ont mis en contact avec les « éclopés de la vie » Lorsque Thierry Jonquet. découvre assez tardivement les romans noirs, la Série noire, il peut faire le lien entre la violence du réel et la violence littéraire. Si ses romans sont de pures fictions où il réinvente la réalité, il puise dans les faits divers, en revendiquant une totale liberté. 

Bibliographie (non exhaustive)

Le Bal des débris (Spécial-Police n° 1848, 1984) ; Mygale(Série noire n° 1949, 1984 ; éd. rev. et corr. Folio n° 2684, 1995) ; La Bête et la belle (Série noire n° 2000, 1985) ; Le Manoir des immortelles (Série noire n° 2066, 1986) ; Le Secret du rabbin (Clims, 1986) ; Comedia (Payot “ Roman ”, 1988) ; Le Pauvre nouveau est arrivé (Manya, 1990) ; Les Orpailleurs (Série noire n° 2313, 1993, Prix des lecteurs des CE de Saint-Nazaire, Prix Mystère de la Critique, Trophée 813 du meilleur roman, Prix Polar Michel Lebrun) ; L’Enfant de l’absente, avec Jacques Tardi et Jacques Testart (Seuil, “ La Dérivée ”, 1994) ; La Vie de ma mère ! (Série noire n° 2364, 1994) ; Moloch (Série noire n° 2489, 1998, Trophée 813 du meilleur roman 1998, Prix Mystère de la Critique 1999) ; Ad vitam æternam (Seuil “ Fiction & Cie ”, 2002) ; Mon Vieux(Seuil, 2004) ; Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte (Seuil, 2006). 


ROMANS POUR LA JEUNESSE

On a volé le Nkoro-Nkoro (Souris n°8, 1986) ; L’Ogre du métro (Nathan “ Arc-en-poche ” n° 873, 1988, Rééd. sous le titre Lapoigne et l’ogre du métro, Nathan “ Pleine lune policier ” n°4, 1994) ; Paolo Solo (Nathan “ Arc-en-poche ” n°611, 1989) ; Pourquoi demander la lune ? (Nathan “ Marque-page ”, 1990) ; Un enfant dans la guerre (Gallimard Jeunesse “ Page blanche ”, 1990) ; Belle-Zazou (Mango poche “ Série verte ” n°8, 1993. Rééd. sous le titre Les Fantômes de Belleville, Mango Jeunesse, 2002) ; Lapoigne et la fiole mystérieuse (Nathan “ Arc-en-poche ” n°650, 1993) ; La Bombe humaine (Souris n°4, 1994) ; Lapoigne à la chasse aux fantômes (Nathan “ Pleine lune policier ” n°31, 1995) ;Lapoigne à la Foire du Trône (Nathan “ Pleine lune policier ” n°72, 1997). 

BANDES DESSINEES, AVEC JEAN-CHRISTOPHE CHAUZY

La Vigie (Casterman, “ BD À Suivre ”, 2001) (Adapt. par T. Jonquet de sa nouvelle) ; La Vie de ma mère, face A (tome 1/2) (Casterman, “ Un monde ”, 2003) ; La Vie de ma mère, face B (tome 2/2) (Casterman, “ Un monde ”, 2003) ; DRH(Casterman, “ Un monde ”, 2004) (Adapt. par T. Jonquet de sa pièce radiophonique La Leçon de management) ; Du papier faisons table rase (Casterman, “ Un monde ”, 2006).