Les carnets du loir

Nancy Huston

 

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Recevoir Nancy Huston aux Filles du Loir, c’est accueillir une parole qui nourrit, qui stimule et qui interpelle, c’est écouter une voix qui, née d’une faille, ouvre d’autres failles, failles qui se questionnent et se répondent autour de cette interrogation sans fin, celle qui consiste à donner une place à la création. La création du corps dans un corps, la création de la fiction à partir de vies, éparses et morcelées, de voix secrètes enfin mises au jour, à découvert. Et ce Carnet du Loir est l’occasion de constater une nouvelle fois combien les expériences de lectures se répondent et s’enrichissent les unes les autres, pour donner naissance à des écritures qui se font écho. Les corps traversent les textes de Nancy Huston, corps d’écrivain et corps de femme, et marquent nos lectures, traversées elles aussi par nos corps féminins. La lecture de Nancy Huston s’incarne, fait corps dans nos expériences de lectrices fabulatrices. Elle ouvre des perspectives vers d’autres auteurs, nous fait relire des textes aimés, et nous conduit vers les plaisirs de l’écriture, pour ce Carnet du Loir.

                                                                                                                   Gabrielle Napoli

 

Désirée et Alain Frappier

 

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L’engagement des contributeurs de ce numéro des Carnets du Loir consacré à Désirée et Alain Frappier est sans doute à la hauteur de celui des auteurs eux-mêmes, j’entends par là l’engagement dans un désir de témoigner, par un propos qui naît au fond de soi, de l’intimité réveillée par la lecture du Choix, de La Vie sans mode d’emploi et de Dans l’ombre de Charonne. Souvenirs d’amitié partagée dans des luttes, dans des découvertes, souvenirs de bribes de jeunesse empreintes, déjà, de désillusions qui vont aller s’accentuant, la lecture de l’œuvre des Frappier a cette extraordinaire capacité de faire fermer les oreilles au bruit du monde environnant, dans un recentrement qui permet ensuite de revenir au monde, désillés, et prompts à l’action. Parce que si le souvenir s’imprime dans les réflexions qu’inspirent les œuvres des Frappier, si le passé domine, c’est par sa capacité à faire jaillir un présent dans lequel nous devons nous unir, pour agir. Aucun des textes de ce numéro ne met de côté un futur qui nécessite de nous cet engagement. La sensibilité au discours des Frapppier est sans conteste décuplée par les images, qui remuent chacun d’entre nous, parfois jusqu’aux tripes. C’est dire tout ce que la bande dessinée a à apporter aux sciences sociales, bien au-delà de ses qualités documentaires et historiques, parce qu’elle est œuvre, tout simplement.

                                                                                                                                   GABRIELLE NAPOLI

 

Marcel Cohen

 

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« Il faut lire Marcel Cohen aujourd'hui. Il faut lire par exemple cet ouvrage discret qui parut en 2013 : À des années-lumière. Soixante-douze pages d'une écriture limpide pour exprimer à la fois les horreurs du siècle passé et une foi inébranlable dans les pouvoirs et la mission de la littérature. Tout, dans ce petit livre au propos extrêmement clair et circonstancié, nous exhorte à la lucidité. C'est que les grands témoins du naufrage de l'humanité au XXe siècle n'ont pas fini de nous témoigner leur colère et leur indignation devant la mécanisation et la déshumanisation du monde. D'Auschwitz aux licenciements massifs de l'économie modélisée par ordinateur, de la Shoah par balles aux calculs cyniques d'armateurs esclavagistes, du Chemin des Dames aux conflits contemporains dans lesquels quatre victimes sur cinq sont des civils, Marcel Cohen dresse le portrait sans concession d'une logique moderne implacable, qui a délaissé l'humanisme et ne peut plus qu'écraser l'humain. Refusant le nihilisme servile qui pourrait naître de ce constat, il y fonde le ferment d'une nouvelle et nécessaire solidarité. L'artiste y redevient cet homme qui, par son style, parce que le style est ce qui informe en donnant forme au chaos, nous rappelle sans cesse à cette exigence de lucidité qui fait de l'art une éthique. Cette proposition courageuse est bien la seule aujourd'hui qui redonne sens au geste d'écrire. Et c'est pourquoi ce petit livre est urgent, indispensable. »

                                                                                            Thomas B. Reverdy

                                                             Texte paru dans Le Journal du dimanche, 9 décembre 2013

Robert Bober

 

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C’est à Robert Bober que nous consacrons ce douzième numéro des Carnets du loir. Il était temps : alors que l’association n’en était qu’à ses joyeux balbutiements, quand cinq amies se retrouvaient pour échanger leurs lectures, Jeanne-Sarah Bellaiche nous avait vanté l’oeuvre de cet écrivain documentariste, grand ami de Perec. C’est avec émotion que nous vous présentons le long entretien que Robert Bober nous a accordé avec générosité cet automne à la librairie L’ImagiGraphe, au beau milieu des livres. Il était essentiel, pour notre association fondée sur la rencontre autour de la lecture, de faire la connaissance de cet homme pour qui « lire c’est vivre » comme le revendique la série d’émissions qu’il a réalisées avec Pierre Dumayet.

Comme à l’accoutumée, nous avons choisi de présenter cette oeuvre diverse et cohérente par des textes

personnels, des parcours de lectures de son travail tant littéraire que cinématographique. Riche des

échanges et des collaborations avec les autres, l’oeuvre de Robert Bober nous a guidées vers celles de

dramaturges, d’historiens ou de cinéastes. Nous espérons que nos textes rendront compte de son travail,

marqué par les blessures de l’Histoire et sa confiance tenace en l’Homme.

Le parcours singulier de Bober apparaît dans les photographies personnelles qu’il a bien voulu nous

donner pour illustrer ce carnet. Conscientes de l’importance que la photographie prend dans la démarche

artistique de Robert Bober, nous le remercions infiniment de nous avoir confié ces traces de son passé

pour que nous les transmettions. C’est à nos yeux une preuve de plus que, pour lui, l’art et la culture

n’ont de sens et de force que dans le partage.

 

 

Nathalie Kuperman

 

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Nathalie Kuperman est une personne que nous avions envie de connaître depuis longtemps. 
Dans le texte sur Ida de Gertrude Stein qu’elle écrivit pour le recueil Collection irraisonnée de préfaces à des livres fétiches, elle évoquait son amour pour ce livre avec une telle ferveur, une telle émotion, que nous fûmes touchées en plein cœur. 
Ce onzième numéro des Carnets du loir consacré à Nathalie Kuperman a le projet d’offrir au lecteur une plongée dans un univers romanesque intime et engagé. À la manière de l’avant-dernier roman de l’auteure, Nous étions des êtres vivants, ce nouvel opus des Carnets propose une lecture chorale de l’œuvre polyphonique de Nathalie Kuperman : textes critiques et lectures personnelles de quelques romans majeurs, lectures-témoignages mêlant l’intime au chant romanesque, création littéraire faisant écho aux sujets de prédilection de l’auteure, sans oublier la bio-bibliographie très documentée. Nous avons conçu ces Carnets du loir comme une porte d’entrée dans l’œuvre de Nathalie Kuperman, espérant que leur lecture donne envie de découvrir ses romans sur le monde du travail et sur les secrets de famille, mais aussi les nombreux récits que l’auteure a écrits pour la jeunesse.
Nous tenons à remercier très chaleureusement, pour leur participation à l’écriture de ce numéro : Anne Bardoulat, Clarisse Combes, Laurent Pinori et Thomas B. Reverdy. Nous tenons également à saluer et à remercier Jean-Luc Bertini pour ses photographies.

Jean-Bernard Pouy

 

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Pour ce dixième numéro des Carnets du loir, nous sommes heureux d'aborder un genre et un écrivain de caractère. C'est la première fois en effet que nous consacrons un carnet à un auteur de roman noir.

Jean-Bernard Pouy est un lecteur invétéré, « cinéphile contrarié », amoureux de peinture, se définissant volontiers comme un « simple passionné » (Une brève histoire du roman noir). Depuis son célèbre Spinoza encule Hegel en 1984, il a su faire éclater les règles du genre tout en s'amusant avec elles.
Toujours du côté des « éditeurs combatifs et combattants » (ibid), Jean-Bernard Pouy lutte contre la bien-pensance et les conventions en tout genre, et construit au fil des années et des volumes une oeuvre populaire, jubilatoire et fantaisiste, rabelaisienne, qui par sa langue inventive et riche entraine le lecteur dans des aventures toujours inattendues en « polardie ».
Nous tenons à remercier Jean-Bernard Pouy pour sa disponibilité et sa générosité, Sébastien Omont pour sa contribution à ce numéro, et enfin Jean-Luc Bertini pour ses photographies.

Harper Lee, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

 

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Il y a quelques années, Les Filles du loir ont eu un véritable coup de coeur pour le roman de Harper Lee, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. L’écrivain Jérôme Lambert, en le préfaçant dans l’ouvrage collectif Collection irraisonnée de préfaces à des livres fétiches réussit à piquer davantage encore notre curiosité!!

Ce livre sur l’enfance et sur les combats idéologiques d’un avocat progressiste est un best-seller en Amérique du Nord. En France, il est un peu moins connu, malgré sa réédition en livre de poche en 2010. En juillet 2010, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir en salle de cinéma, à l’occasion du Festival international du Film de La Rochelle, Du silence et des ombres de Robert Mulligan, adaptaté du roman de Harper Lee! ! Ce film, très populaire aux États-Unis, notamment grâce au rôle d’Atticus Finch incarné par Gregory Peck, a été très peu vu en France. Cette injustice est aujourd’hui réparée grâce à la société de distribution LOST FILMS, créée par Marc Olry, qui offre aux spectateurs la possibilité de voir le film au cinéma depuis six mois.
Ce neuvième numéro des Carnets du loir est donc consacré au roman et à son adaptation cinématographique. Il inaugure également un nouveau partenariat avec Le Studio des Ursulines, salle de cinéma mythique, berceau de l’Art et Essai en France, dirigé aujourd’hui par Florian Deleporte que nous tenons ici à remercier pour nous avoir ouvert ses portes. Enfin, nous remercions Juliette Keating et Stéphanie Perrin pour leurs textes ainsi que Marc Olry pour l’iconographie.

Thomas B. Reverdy

 

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La rentrée littéraire de septembre 2010 nous a offert un nouveau regard sur le travail de Thomas B. Reverdy. Son quatrième roman revient à New York et met en scène des personnages qui doivent vivre après les événements du 11 septembre 2001. Le thème de la disparition y est questionné au travers de personnages solitaires qui cherchent à redonner du sens à leur vie après le désastre.
La publication de son premier roman en poche fut aussi l’occasion de relire la trilogie qui ouvre son oeuvre : La Montée des eauxLe Ciel pour mémoire et Les Derniers Feux, et d’en savourer toute la cohérence. Dans ces trois romans, un personnage écrivain prénommé Thomas part en quête de sa jeunesse enfuie, affronte le deuil maternel, avec pour seules armes l’amitié, l’alcool et l’écriture. Et quelle écriture, puisqu’elle remet en cause notre rapport même au réel ! Se jouant de l’autofiction, Thomas B. Reverdy questionne la puissance d’évocation et d’illusion du langage : « Les mots nous font voyager, aux portes de l’essentiel, mais pour aller plus loin c’est autre chose », lui dit son ami Geoffroy dans Le Ciel pour mémoire.
Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont bien voulu participer à ce nouvel exemplaire des Carnets du loir : Jean-Luc Bertini, Magali Dellaporta, Juliette Keating, Sébastien Omont, Florence Thomas et Bertrand Visage.

Les Editions Attila

 

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Les « deux gars d’Attila », Benoît Virot et Frédéric Martin, sont d’abord des lecteurs qui partent à la recherche de livres oubliés ou de classiques étrangers non traduits en France. Le plus bel exemple en est l’oeuvre d’Edgar Hilsenrath ou, dans un autre registre, Les Aventures du placide Treehorn de Florence Parry Heide, classique de la littérature enfantine américaine.

Des éditeurs fidèles à leurs auteurs, soucieux de transmettre leurs propres lectures et qui ne cachent pas le plaisir qu'ils y prennent.
Chaque livre fait la part belle à l’illustration. L’iconographie est parfois consubstantielle au livre, comme dans le conte de Treehorn illustré par Edward Gorey ou dans Paris insolite de Jean-Paul Clébert. Les dessins par Victor Brauner deL’Écorcobaliseur ou les gravures de Frédéric Coché dans La Tombe du tisserand, présentées séparément du texte, donnent des pistes à l’imaginaire du lecteur. Pour Attila, l’image est compagne du texte. La rentrée 2010 nous réserve à cet égard une belle découverte : celle de l’oeuvre de Fabienne Yvert, dont la production plastique, textes, fiches et pochoires, entre tout à son aise chez Attila.
Voici comment Benoît Virot et Frédéric Martin présentent leur maison dans leur « catalogue de l’an II » : « À raison de dix à douze livres par an, à la maquette et à la fabrication soignées, [les éditions Attila] défendent des auteurs, des dessinateurs et des traducteurs qui font une confiance surréaliste à l’imaginaire ». Qu’ils parlent de la guerre d’Espagne (Sender), de la Seconde Guerre mondiale et ses conséquences (Hilsenrath), ou de pays insolites (L’Écorcobaliseur de Bérengère Cournut ou Les Jardins statuairesde Jacques Abeille), les textes choisis par Attila nous déstabilisent. Les auteurs semblent bien partager une certaine désinvolture envers les institutions et tiennent à repenser les rapports moraux.
Nous tenons également à saluer et à remercier Jean-Luc Bertini pour ses photographies.

Marie-Hélène Lafon

 

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Marie-Hélène Lafon creuse le sillon de sa terre natale, le Cantal. Elle n'est pas un écrivain du terroir, mais une exilée qui s'est déprise de la glaise ancestrale. Son oeuvre, qui mêle nouvelles et courts romans, travaille sans trêve ce même matériau « séminal » : la terre, la famille et le désir d'arrachement.

Par-delà tout réalisme, elle pense l'opposition entre deux temporalités : la durée saisonnière et le temps citadin. Son écriture sensuelle et rythmique suit l'émergence, plus ou moins avortée, de subjectivités vacillantes.
Tous nos remerciements et notre gratitude vont à Marie-Hélène Lafon et son éditrice Pascale Gautier pour leur disponibilité et leur générosité.
Nous tenons également à saluer et à remercier Jean-Luc Bertini pour ses photographies de Marie-Hélène Lafon.

Leslie Kaplan

 

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Depuis son premier texte L’Excès-l’usine que Paul Otchakovsky- Laurens publie en 1982, Leslie Kaplan entreprend d’approcher le réel, de le rendre tel qu’à lui-même, à la fois composite, éclaté et terriblement vivant.

Forte d’une vingtaine d’oeuvres aux formes toujours neuves - récit, roman, essai, théâtre et poésie - l’écrivain n’a cessé de nous surprendre, de nous questionner, de nous toucher. Avec une écriture grave et ludique, d’où jaillissent de troublantes images, Leslie Kaplan démasque la vie, sans jamais la juger ni l’enfermer. OEuvre donc humble et magistrale, simple et complexe, comme son auteure à laquelle nous voulions rendre ici hommage. Ce Carnet du loir consacré à Leslie Kaplan n’aurait pu voir le jour sans la rencontre préalable de Maria Courtade, Mathieu Brosseau de la bibliothèque Marguerite Audoux, de Geneviève Brunet et Virginie Duval de la Maison de la Poésie.

Gregoire Bouillier

 

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Le quatrième numéro des Carnets du loirest consacré à Grégoire Bouillier et Allia, un auteur et une maison d’édition que la singularité et la modernité réunissent. Grégoire Bouillier est un écrivain d’aujourd’hui, à la démarche pure et authentique.

Depuis Rapport sur moi, paru en 2002, il livre une oeuvre où les mots traquent le réel pour en dévoiler le caractère fictionnel. Dans ce premier texte, l’auteur renouvelle avec talent le genre du récit autobiographique et, se démarquant de la littérature contemporaine, il marque son temps. C’est d’ailleurs l’un des objectifs revendiqués de Gérard Berréby, l’éditeur d’Allia, à l’affût de toute pensée créatrice en mouvement, décalée, toujours en avance sur son époque. Nous tenions à vous faire découvrir ou redécouvrir ces éditions Allia, l’une des plus célèbres petites structures éditoriales parisiennes. Nous remercions chaleureusement Grégoire Bouillier, Gérard Berréby des éditions Allia, Anne Bouvier et Mikaël Chirinian de leur généreuse et diligente contribution à ce quatrième numéro des Carnets du loir.

Les aventures de Goopy et Bagha

 

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Le livre que nous offrent les éditions Chandeigne nous permet d’accéder à la littérature jeunesse indienne à travers trois générations. Car Les aventures de Goopy et Bagha et autres histoires du Bengale sont rédigées par un homme, son fils et son petit-fils. Nous connaissons plus en France Satyajit Ray, grand cinéaste, célèbre notamment pour la trilogie d’Apu.

Mais nous découvrons dans ce recueil, trois textes qui montrent les liens que ces trois hommes ont tissés, par le biais de la littérature pour enfants. Et Chandeigne parfait le cycle de ces échanges en nous proposant en suprême complément l’adaptation cinématographique que Satyajit a réalisée du conte de son grand-père, Upendrakishore. Les illustrations de Lydia Gaudin Chakrabarty marquent à merveille le passage d’une génération à l’autre. Les aventures de Goopy et Bagha sont en noir, blanc et mauve ; le graphisme est à la fois précis, comme les images traditionnelles indiennes, et souple, enfantin. Nous sommes d’emblée plongés dans un autre monde. Puis elle a choisi de se couler dans l’univers plus énigmatique et absurde de “Ho-Jo-Bo-Ro-Lo”. Chiffres et mots envahissent les pages de couleurs vives. Enfin, le récit le plus moderne est illustré de formes plus psychédéliques qui rendent bien sensibles les rapports entre science et fantasme. Ce troisième numéro desCarnets du loir tient à mettre en avant ce travail d’édition et vous invite à découvrir, entre le film et le recueil, un univers de conte et une famille d’amoureux des histoires fabuleuses. 

Le vent

 

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C’est avec la lecture du Vent que s’est imposé pour nous le désir de poursuivre l’aventure des Carnets du loir, toujours dans le but d’accompagner et prolonger des rencontres organisées dans le cadre de l’association littéraire Les Filles du loir

 Le Vent est un roman magnifique, écrit au début du siècle dernier par une romancière américaine, Dorothy Scarborough. Il aura fallu attendre la persévérance d’une traductrice passionnée, Pascale Voilley, et l’audace d’une éditrice de qualité, Sophie Benech des éditions Interférences, pour que le roman puisse enfin voir le jour, dans sa version française, en 2004. Ce grand roman, d’une force évocatrice époustouflante, a fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 1928. Lillian Gish, l’actrice principale du film, en a été l’initiatrice, tandis que la réalisation fut confiée au cinéaste Victor Sjöström. Ce nouveau numéro des Carnets du loir est donc consacré au roman et à son adaptation cinématographique. Mais il veut aussi mettre en lumière le formidable travail d’une petite maison d’édition, Interférences.

Richard Morgiève

 

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C’est avec la rencontre de Richard Morgiève que s’est imposé à nous le désir d’inaugurer Les Carnets du loir pour accompagner et prolonger des rencontres organisées dans le cadre de l’association littéraire Les Filles du loir.

Fort de son vingt-cinquième texte, Richard Morgiève est un écrivain accompli qui ne cesse de se remettre en cause, de se renouveler, épousant des sujets et des formes en perpétuel mouvement.