Bio de Joel Egloff

Joël Egloff est né en 1970. Après des études de cinéma, il écrit des scénarii et travaille notamment en tant qu’assistant-réalisateur. Il se consacre à présent à l’écriture.

Bibliographie

« Edmond Ganglion & fils » (Le Rocher, 1999 ; folio 2001) obtient en 2000 le prix Alain-Fournier.
À Saint-Jean, Georges (le vieux) et Molo (le jeune) ne font rien dans la vie : ils font dans la mort. C’est leur façon de dire qu’ils sont employés des Pompes Funèbres chez Ganglion & fils, même si Edmond Ganglion n’a pas de fils. Pour le patron, « il y a deux personnes absolument indispensables en ce bas monde (...). La sage-femme et le fossoyeur. L’une accueille, l’autre raccompagne. Entre les deux, les gens se débrouillent. » Mais personne ne meurt plus et le métier devient celui d’attendre, des jours durant, que les gens ne meurent pas ! Quand enfin un enterrement se présente, les deux employés se perdent avec le corbillard. Épopée burlesque...



Les Ensoleillés (Le Rocher, 2000 ; folio 2002)
En ce jour du 11 août 1999, le soleil a rendez-vous avec la lune et chacun, chacune de s’organiser pour la circonstance. Entre 12 h 19 mm 33 s et 12 h 32 mm 21 s, vingt portraits en vingt chapitres. Autant de rendez-vous manqués. Egloff nous fait apercevoir, l’espace d’une éclipse, la vie d’antihéros contemporains.

 

Ce que je fais là assis par terre (Le Rocher, 2003) obtient en 2004 le grand prix de l’Humour noir.
Avec ce troisième roman, Egloff retrouve des personnages à la fois perdus et déjantés. La ville et l’existence du personnage principal sont ternes. Sa vie est minuscule, aussi grande que le trou dans le bitume qui lui permet un moment l’espoir de faire pousser, à coup de crachats bien ciblés, un radis. Mais voici que tout autour, ce sont de gigantesques gouffres qui s’ouvrent sous les pas des passants pour les engloutir. Parmi les décombres, une amitié se tisse alors entre notre narrateur, un pigeon miteux et Jeff, clochard qui a jadis exercé de multiples métiers.

 

L’Étourdissement (Buchet Chastel, 2005) obtient en 2005 le prix du roman des Libraires E. Leclerc et le prix du Livre Inter.
La verve caustique d’Egloff se confirme. Dans une sorte de no man’s land, entre une décharge, une piste d’aéroport et un abattoir, un homme encore jeune habite avec sa grand-mère. Malgré le brouillard opaque, il rencontre son presqu’ ami Bortch, qui lui offre des poissons péchés dans une eau qui leur file des pustules (aux poissons comme aux hommes). Un humour corrosif dépeint cet univers abrasif où l’on voit pourtant germer l’espoir d’un avenir meilleur, une amitié, un humanisme.