Bio d'Abdelkader Djemaï

Né le 16 novembre 1948 à Oran, il est l'aîné d'une famille de neuf enfants. Après un bref passage dans l'enseignement, Abdelkader Djemaï devient journaliste et collabore à un grand nombre de périodiques algériens. Il quitte l’Algérie en 1993 pour s’exiler en France.

Auteur de nouvelles, de pièces de théâtre et de romans, il a reçu le Prix Découverte Albert Camus et le Prix Tropiques pourUn été de cendres (1995). Il a été nommé chevalier des Arts et des Lettres et représentant de la francophonie à la Société des Gens de Lettres.

Toutes ses œuvres sont écrites en français : "C'est une formidable histoire d'amour entre la langue française et moi qui suis issu de la culture orale et de l'arabe dialectal algérien."

Il anime de nombreux ateliers d’écriture dans des établissements scolaires, en milieu carcéral et pour le compte de différents organismes culturels comme le Centre National du Livre ou le centre Paris-Lecture.

 

L’oeuvre romanesque : de la tragédie algérienne à la vie et l’histoire de l’émigration en France

Saison de pierres, ENAL, 1986. Roman sur les deux séismes meurtriers d’El Asnam en 1980.

Mémoires de nègre, Michalon, 1999. Chargé par un personnage peu recommandable de lui écrire ses mémoires, le narrateur va donner libre cours à son imagination pour bâtir la saga de ses ancêtres dans le secret espoir de séduire la jeune et dernière épouse de ce candidat à la postérité.

Un été de cendres, Michalon, 1995. Un fonctionnaire algérien tombé en disgrâce assiste dans l’angoisse et l’impuissance à la montée dans sa ville d’un climat de terreur et de suspicion.

Camus à Oran, Michalon, 1995. Chronique d’une période noire de l’écrivain français malade et loin des siens.

Sable rouge, Michalon, 1996. Entre l'Algérie de la fin des années 50 et les événements tragiques qui la traversent aujourd'hui, Omar Sardi remonte le cours de sa vie, le long d'une journée où, enfermé chez lui, il se croit protégé de toute menace, de toute atteinte.

31, rue de l'Aigle, Michalon, 1998. Rapport cynique et froid d'un enquêteur anonyme, membre d'une étrange police, qui officie dans une villa discrète et isolée.

Dites-leur de me laisser passer et autres nouvelles, Michalon, 2000. Dans cette quinzaine de nouvelles où une mouche hargneuse provoque un assassinat et des prunes suaves la mort d'un tueur, tout est possible, surtout le pire.

Camping, Editions du Seuil, 2002. Un garçon, presque onze ans et quelques cicatrices, découvre la vie et l’amour au camping zéro-étoile de Salamane. A travers le regard touchant de ce jeune adolescent, le lecteur découvre l'Algérie d'avant les déchaînements islamiques.

Gare du Nord, Editions du Seuil, 2003. A travers les portraits de trois vieux immigrés du quartier de la Goutte d’Or, Abdelkader Djemaï nous restitue, avec des mots colorés et tendres, une mémoire et un autre visage de la France.

Le nez sur la vitre, Editions du Seuil, 2004. Histoire d’un homme qui prend un autocar pour aller à la rencontre de son fils qui ne répond plus à ses lettres.



Liens :
- critique intéressante du Nez sur la vitre
long entretien