Bio Jean-Phillipe Blondel

« Écrire me vient de ce goût d’observer, d’imaginer les vies de ces inconnus, de les projeter et d’aimer ces gens. La dérision est parfois un moyen de quitter la réalité et la misère du monde. C’est aussi un moyen salutaire de survivre sans perdre pied et de continuer le combat quotidien. Comme l’écrivait Fitzgerald, “on devrait pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir et cependant être déterminé à les vouloir changer”. »

 

Pourquoi avons-nous choisi Jean-Philippe Blondel ?

Nous avons été touchées par la justesse du ton de ces trois romans qui témoignent d’une conception sensible de la littérature, chargée de parler pour les hommes ordinaires. Blondel orchestre ses narrations de manière à faire de chacun de ses livres un kaléidoscope de vies. Il ne s’agit pas pour lui de créer un monde, mais de donner à voir des mondes intérieurs mis en jeu par le réel, au fil du temps.

Petite biographie

Jean-Philippe Blondel est né en 1964. Il habite Troyes et est professeur d’anglais, il « revendique d’ailleurs toujours une double appartenance littéraire et un double réseau d’influences, à la fois anglo-saxonnes (particulièrement anglaises) et françaises. »

Les “coups de cœur” de Jean-Philippe Blondel

« Avant d’écrire, je suis avant tout un lecteur, fou d’histoires et admiratif du talent des autres. Je ne peux m’empêcher cette année, par exemple, de conseiller de lire les romans d’Olivier Adam, de Patrick Modiano et de Tim Lott. »


 

Les romans

Accès direct à la plage, Éditions Delphine Montalant, 2003.

L’histoire débute au cours de l’été 1972 sur une plage de Capbreton et se termine du côté du Calvados, trente ans plus tard. Nous entrevoyons la vie de dix-neuf personnages, qui nous offrent leur point de vue limité, car subjectif, sur le monde et leurs voisins de plage.

 

1979, Éditions Delphine Montalant, 2004.

Un graffiti vient d’être peint, en rouge, sur un mur : 1979. « C’est bizarre d’ouvrir les volets et de tomber comme ça sur un chiffre, ça fait un peu peur (...) ». Et la vie des habitants du quartier va alors tourner autour de cette trace du passé qui révèle leur vie, leurs angoisses, leurs doutes. Comme dans son premier roman, Blondel nous propose de voir le monde et la société sous divers points de vue.

 

Juke Box, Éditions Robert Laffont, 2004.

Pour ce troisième roman, Blondel voulait se « glisser dans l’intimité d’une seule voix, d’un seul parcours ». Ainsi, la vie d’un seul homme se trace peu à peu, au cours des chapitres qui sont autant de titres musicaux populaires. Le stylo creuse son sillon dans un vinyle de “40” tours, pour évoquer les souvenirs, les étapes d’une existence de 40 ans. « Depuis toujours, j’avais remarqué que les chansons pouvaient marquer une vie, caresser de bons moments, et accoucher de beaux événements. Les mélodies laissent parfois de belles empreintes au souvenir, ce que l’on peut appeler la mélancolie. Un refrain vous renvoie à un bonheur ou à des effluves de tristesse. »